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Chers Amis : soyez les bienvenus !

2016 est l’année du treizième anniversaire de ce site, puisque sa première version remonte maintenant à fin 2003.

C’est à ma connaissance le seul site au monde entièrement consacré à l’enseignement de la technique traditionnelle italienne de chant lyrique et d’opéra, laquelle a permis aux artistes du 19è et du 20è siècles d’être pleinement et correctement armés, à la hauteur des exigences de l’écriture lyrique des grands compositeurs, notamment italiens et français mais pas seulement.,

Seule la présentation ainsi que beaucoup d’illustrations s’en trouvent modifiées, le contenu étant bien entendu immuable.

J’espère qu’elle vous plaira !

Quel est le but poursuivi ?

Comme disait le compositeur et chef d’orchestre belge André Souris (1899-1970), ami du peintre René Magritte :  » il n’y a que 3 choses qui soient naturelles :

- le miel,

- le vin,

- la voix humaine « .

Tout le monde en principe aime le miel, à condition qu’il soit bon. Tout le monde aime également le vin, s’il reste naturel et traité sans produits chimiques.

Je voudrais que tout le monde aime la voix humaine, quand celle-ci respecte la nature, quand son placement au cours de sa formation ne contrarie pas la physiologie humaine pour que les chanteurs n’aient jamais besoin d’aller consulter un phoniatre et que leur carrière dure de 30 à 40 ans en toute sérénité.

Afin de leur procurer un timbre d’une grande richesse en harmoniques et comme « en relief, » une facilité dans tous les niveaux de la tessiture pour aborder sans souci les plus grands ouvrages lyriques.

Je pense notamment, en disant celà, aux ouvrages les plus ardus écrits par Giuseppe Verdi, qui ne sont pratiquement plus mis à l’affiche dans les pays de langue française, faute d’artistes techniquement capables de les interpréter sans trucage, c’est à dire sans transposition, sans voix de fausset, sans sonorisation artificielle des salles de théâtre !

La seule méthode qui donnera à la fois cette richesse, cette beauté, ce relief vocal grâce à son placement et la « posizione alta, » est la traditionnelle italienne qui a largement fait ses preuves au cours du XXè siècle dans le monde entier et non seulement en Italie, ayant servi tous les artistes, quelle que soit la nationalité, pourvu qu’ils aient appris avec elle !

Elle n’est plus du tout enseignée de nos jours, aussi est-ce pourquoi, puisque j’ai eu la chance de l’apprendre, il y a longtemps maintenant, dans les années 1950/1960, je tiens absolument à la transmettre.

Pourquoi transmettre

Parce que j’ai promis à mon Maestro, peu de temps avant sa disparition, que je le ferais si c’était un jour possible, ayant été le seul de ses élèves (excepté son épouse)  formé à cet enseignement. Et une promesse, face à un ami sur le point de disparaître, c’est sacré !

Car je crois aussi que transmettre son savoir, quel qu’il soit, est un devoir moral, un devoir utile et indispensable. Tout simplement !

J’ai beaucoup été encouragé dans cette voie par ma mère dont la voix lumineuse de soprano a toujours retenti dans mes oreilles. Même aujourd’hui, alors qu’elle est hélas disparue, je l’entends encore. Sa photo :

sarah ma maman

Le hasard fait bien les choses dit-on, car c’est par hasard que j’ai fait la connaissance de mon Maestro Clemente Guearti. Une énorme chance pour moi, aussi je citerai avec enthousiasme ce que disait Jean Cocteau :

 » le hasard, c’est la forme que prend Dieu pour passer incognito » !

Bien entendu, vous vous en doutez, depuis la création du site, j’ai eu à faire face à quelques critiques, infondées car émises de manière systématique, sans savoir pourquoi, par simple jalousie, rares donc, provenant seulement d’un ou deux pauvres hères dont la vie ratée et l’origine chtonienne sont incontestables.

Je ne suis pas contre les critiques quand elles sont fondées, argumentées, ne contenant pas des propos diffamatoires, insultants et mensongers, elles peuvent même faire progresser. Mais quand elles sont issues de manière totalement pathologique, je le redis, de la jalousie, voire de la haine, de l’aigreur comme j’ai pu en connaître, sans aucune justification, alors non !

L’âme humaine est ainsi faite, que voulez-vous, et ce n’est pas son moindre défaut !

Mais j’ai tellement reçu de louanges et de félicitations, que celles-ci resteront à l’avenir les seules gravées dans ma mémoire.

Je tiens à les en remercier.

Citant les philosophes grecs, j’ajouterai :  » Tant que l’on dit ton nom, c’est que tu n’es pas mort  » !

J’utiliserai bien souvent les mots « Opéra » bien sûr, mais aussi « Tradition« , « méthode italienne traditionnelle« , technique vocale talienne, « posizione alta » etc.

J’ai aussi voulu rendre hommage à ce merveilleux pays, l’Italie, et le remercier de nous avoir apporté un patrimoine artistique d’une richesse incroyable.

Remercions la France de l’époque (bientôt 5 siècles) qui a su accueillir et protéger, dans le domaine lyrique, les artistes d’outre-monts.

Le grand ténor MARIO LANZA étant celui qui, dans les années 1950 a su, par sa magnifique voix et la méthode qui l’a mise en valeur, me confirmer dans mon ardent désir d’apprendre à chanter, je suis heureux de vous le présenter dans cet aria fort connu, le « lamento » extrait de l’Arlesiana de Ciléa :

Lanza Cilea_ L’Arlesiana – Lamento Di Federico

Je reviendrai vers lui un peu plus loin.

J’engage donc tous les lecteurs à ne pas hésiter à prendre contact avec moi pour tous renseignements qu’ils jugeraient utiles d’avoir, pour toutes suggestions constructives à me proposer en la matière.

Cliquez pour agrandir

                                                     La salle de La SCALA en 1830

Piazza della Scala a Milano :

XIX_century_print,_Piazza_della_Scala,_Milano

Le Professeur

A l’origine de tout savoir, de toute formation, se trouve un professeur.

Celui à qui je dois l’ensemble de mes connaissances était un grand Maestro : Clemente GUEARTI (1892-1959) auprès de qui j’ai passé entre 1950 et fin 1959 dix années, quotidiennement, à apprendre le chant d’opéra et son enseignement, deux activités qui ne vont pas obligatoirement de pair.
Il a formé en Italie et en France de prestigieux artistes qui ont tous fait une carrière internationale.  

Ses titres sont élogieux :

- Premier fort ténor d’opéra, ex-professeur de chant au conservatoire à Milan, classe de pose et de perfectionnement vocal, lauréat en Italie du concours des Maîtres de pose vocale, officier d’Académie, membre de la Société des Artistes Lyriques et Dramatiques d’Espagne, membre propriétaire du Cercle des Artistes Lyriques de Madrid.

Je vous engage à regarder, en la page consacrée à mon Maestro, toutes les photos mises en ligne des élèves qu’il a formés, à commencer par Luis Mariano.
Autre point : le père de Serge LAMA, Georges CHAUVIER, ténor, a aussi été l’élève du Maestro GUEARTI.

J’ai écrit à Serge Lama qui apparemment n’en a cure de son père !

J’enseigne donc la technique apprise de mon Professeur, qui fut celle des plus grands artistes, puisqu’il m’a formé à l’enseignement du chant.

Une bonne question qui m’est encore parfois posée : avec une bonne méthode, avec un tel amour de l’Art Lyrique, pourquoi n’êtes-vous pas devenu un professionnel du chant ?

Je leur réponds : demandez donc au successeur du Pr Pouyanne, qui était alors chef de service au CHU de Bordeaux, il vous le dira en reprenant mon dossier !

Un échange a lieu au cours des concerts et des MasterClass, j’apporte aussi mes connaissances de spécialiste de la technique. Qu’on se le dise, en fonction de tout ce qui précède !

Qui suis-je ?

Ce n’est pas pour parler de moi que j’ai créé ce site.
Cependant, à la demande de plusieurs personnes passionnées de chant, j’accepte de me décrire très rapidement, expliquant ainsi pourquoi je suis autorisé et à même de transmettre l’enseignement que j’ai reçu :

- Dix années passées quotidiennement de 1950 à fin 1959, date de sa mort, avec mon Maestro ( ténor « lirico spinto » voire « ténor dramatique » ).  

- Enseignement de cette technique depuis fin 2002 sur Mont-St-Aignan (banlieue de Rouen) après avoir en l’an 2000 refait chaque soir tous les exercices vocaux afin de retrouver toutes les sensations qui étaient les miennes à l’époque.

Car cette méthode est basée sur les sensations ressenties en chantant et non sur l’écoute de sa propre voix. Ceci est très important et j’y reviendrai ! 

Je suis devenu le fils spirituel de mon Maestro car, gravement malade et après qu’on ait du l’amputer d’une jambe, c’est grâce à mon dévouement quotidien qu’il a pu remarcher, sur une jambe d’abord, puis avec une prothèse ensuite.

Il a donc décidé de m’apprendre à enseigner le chant d’opéra (pas à ses autres élèves, ce qui a créé des jalousies, déjà à l’époque !)

Je tiens aujourd’hui la promesse faite avant sa disparition et, croyez moi, cela me rend heureux !

Par ailleurs :

Diplôme d’Ingénieur commercial obtenu à Bordeaux et spécialiste du commerce à l’exportation.              

- Médecin diplômé de la Faculté de Rouen, diplômé de l’enseignement supérieur de médecine générale, diplômé de gérontologie. Retraité depuis fin mars 2002.

La technique traditionnelle italienne de chant étant totalement physiologique,  le fait d’être également médecin rassure mes élèves, me permettant de mieux expliquer et faire comprendre les mécanismes vocaux.

Car des connaissances médicales sont tout à fait nécessaires et même obligatoires à toutes personnes désirant enseigner la technique (l’interprétation c’est différent) de chant d’une manière logique, personnalisée, et non pas par l’exemple en disant aux élèves :  » Faites comme moi…… » !

Pire encore s’ils chantent mal !

 

C’est le titre du livre que j’ai fait paraître en 2001 pour le centenaire de la mort du grand VERDI, en prévision  des cours de chant à venir, afin d’aider les élèves qui me font confiance.

Dédicacé par la fille de mon professeur, Paule GUEARTI, retrouvée après 40 années sans aucune nouvelle, et par une grande pianiste, Madame Claudia LARMANDE qui fut mon accompagnatrice, il l’est aussi par Monsieur Jacques POTTIER qui enseigne depuis quelques années et malgré son âge avancé la technique italienne à l’Ecole de Musique de l’Université de Melbourne, Australie.

Anciennement premier prix de chant au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et premier ténor de l’Opéra de notre capitale pendant 10 ans, il vit donc de nos jours en Australie, à Melbourne.

Par ailleurs Chevalier de l’Odre des Arts et des Lettres et membre de l’Union Professionnelle des Maîtres du chant français.

Livre que je tiens à votre disposition pour un envoi postal (voir mes coordonnées dans la page « contact » ).

Le grand ténor français Jacques POTTIER dont j’ai l’honneur d’être l’ami 

 Par l’intermédiaire de l’association culturelle Italopera, je reçois celles et ceux qui désirent que leur voix soit posée, dans le respect absolu de la technique italienne traditionnelle de chant, telle qu’elle m’a été enseignée, dans le but de former au plus haut niveau les élèves motivés et seulement eux.

J’accorde gratuitement une audition à tous ceux qui veulent en savoir plus sur leur voix et leurs possibilités vocales. M’écrire pour un rendez-vous.

La radio et la télévision régionale, ainsi que la chaine nationale Mezzo, m’ont fait l’honneur de la diffusion d’un reportage sur ma classe de chant.

Je les en remercie ici vivement.

Des exposés ont été régulièrement enregistrés sur une chaine de radio locale à Rouen dans le cadre d’un partenariat. Excellente initiative de la part des dirigeants de cette radio locale

 Mario del Monaco habillé et grimé pour Otello

 Dans chaque page je présenterai un ou deux artistes célèbres.

Je commence ici par un des plus grands, à la voix de ténor chaude et « cuivrée » : Mario del Monaco.

Cet exceptionnel ténor a bercé toute ma jeunesse. Mais il n’était pas le seul ! 

Ecoutons le tout de suite dans ler célèbre « improviso » extrait de l’opéra « André Chénier » de Giordano.

Ce n’est qu’une répétition mais c’est remarquable ! En cliquant ci-dessous :

Cet immense artiste au talent extraordinaire non seulement sur le plan vocal mais aussi sur le plan scénique, mérite que nous regardions et écoutions ensemble, extrait de « Paillasse » de Léoncavallo, l’extrait final ci-dessous, fort rare, chanté au théâtre Bolshoi en 1959. (le temps du téléchargement !) :

Mario del Monaco « No, pagliaccio non son « Bolshoi 1959

Ci-dessous, photo de la pochette du disque 33 tours de « Il Trovatore« , avec le nom de ses 3 habituels partenaires. Notez la noblesse du visage, du regard, l’intelligence qui en ressort, tout cela ne peut que se transmettre au niveau du coeur pour une interprétation exemplaire !

Ah ! Quelle heureuse époque !

Mario del Monaco

Avec la grande soprano Renata Tebaldi, les barytons Aldo Protti et Ugo Savarese, ils formaient un ensemble mythique. Nous n’oublirons pas, tout naturellement, la grande mezzo Giulietta Simionato ! Nous avons là un plateau que plus jamais nous ne retrouverons !

Il est superflu de présenter cette grande Dame de l’Opéra que les médias de l’époque considéraient à tort comme la rivale d’une autre très grande Diva, Maria Callas, que je présente un peu plus loin.

Née le 1er février 1922 à Pesaro et morte le 19 décembre 2004 à Saint-Marin. Renata Tebaldi est la fille d’un père violoncelliste et d’une mère infirmière. À l’âge de trois ans, elle commence à étudier le piano à l’École de musique Arrigo Boito de Parme avec Giuseppina Passani, puis travaille le chant à partir de 1937 avec Ettore Campogalliani au Conservatoire de Mantoue. Elle se perfectionne ensuite à celui de Milan auprès de la soprano Carmen Melis de 1940 à 1943.
En 1944, elle fait sa première apparition sur scène au Théâtre municipal de Rovigo dans le rôle d’Elena du Mefistofele d’Arrigo Boito. Ensuite, elle se produit à Parme puis à Trieste dans Otello de Giuseppe Verdi. En 1946, alors qu’elle incarne Elsa dans Lohengrin de Richard Wagner, à l’Opéra de Bologne, elle est remarquée par le grand chef d’orchestre Arturo Toscanini et est engagée pour chanter lors de la réouverture de la Scala de Milan, le 11 mai 1946, Mosè in Egitto de Gioachino Rossini et le Te Deum de Verdi. Elle se produit dans ce théâtre de 1949 à 1954 puis de 1958 à 1960 et devient rapidement l’une des premières sopranos mondialement connues. En avril 1950, elle tombe malade lors des représentations de Aida et est remplacée au pied levé par Maria Callas. C’est le début d’une polémique, attisée par la presse, comme d’habitude, entre les amateurs du timbre pur et classique de « la Tebaldi » et ceux de la voix particulière et expressive de « la Callas ».
Tebaldi fait ses débuts en 1949 à Lisbonne (Don Giovanni de Mozart), en 1950 au Covent Garden de Londres (Otello) et à l’Opéra de San Francisco (Aida de Verdi). En 1951, elle se produit à l’Opéra de Paris et à l’église de la Madeleine (Giovanna d’Arco de Verdi) puis fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York le 31 janvier 1955 (Otello), où elle se produira régulièrement jusqu’en 1973. À partir de 1956, elle chante également à l’Opéra de Chicago. Elle est de retour à Paris en 1959 (Aïda) puis en 1960 (Tosca de Puccini).

_right_20041018111057_tebal12t Renata Tebaldi, à droite dans Tosca  Renata Tebaldi dans Tosca

Madame Maria CALLAS a consacré toute sa vie à son Art et à son public, au détriment de sa vie privée si on fait abstraction du seul homme qui ait compté dans son existence dont tout le monde connait le nom.

Maria Callas Photo dans laquelle ressortent : grâce, féminité, et intelligence !

Elle est décédée en son appartement de Paris, abandonnée de tous, d’une crise cardiaque soudaine autant que brutale, due à cette solitude, ce qui prouve bien l’ingratitude sinon l’imbécilité des gens !

Lisez le livre écrit par Claude DUFRESNE sur la vie de La CALLAS !

Ecoutons Maria Callas dans « La Mamma Morta » extrait de l’opéra André Chenier de Giordano:

Je voudrais maintenant vous laisser apprécier 2 pages de pur Belcanto, s’il en est, interprétées par Maria Callas.

Vous allez pouvoir noter ces 2 uniques, intelligentes et merveilleuses interprétations qui s’appuient sur une parfaite maitrise  de la technique italienne.

Tout d’abord le final de l’acte 2 de l’opéra Anna Bolena de Donizetti enregistré à La Scala de Milan en 1957 :

Puis le final de l’acte 2 de La Norma de Bellini. Elle a pour partenaires Mario Filipeschi et Nicolai Rossi-Lemeni, sous la direction de Tulio Serafin. A La Scala de Milan en 1954.

 

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