Archives mensuelles : décembre 2012

Editorial avant 2013

Fin d’année 2012

En cette fin d’année 2012, je souhaite à tous les vrais amateurs d’art et d’opéra, à celles et ceux qui rèvent à de véritables artistes intelligents, charismatiques, avec une grande classe, de bonnes fêtes de noël et une très heureuse année 2013.

Que le belcanto vous fasse oublier tous les aléas de la vie et les difficultés présentes et sans doute à venir !

Ecoutons ensemble la merveilleuse Renée Fleming :

Merci pour votre fidélité

Le 7 décembre 2012

La « POSIZIONE ALTA »

Je crois indispensable d’ajouter la précision suivante en ce qui concerne cette expression dont je parle dans l’éditorial ci-dessous.

Ce que l’on appelle ainsi est une manière de chanter, une « position » à prendre avant même d’attaquer la première note d’une phrase musicale, qui donne tout son relief à la voix, toute son ampleur, et qui fait que l’auditeur est immédiatement sous le charme.

C’est ce qui m’a séduit chez Mario Lanza quand j’étais jeune, technique que j’ai retrouvée tout au long de ma vie chez tous les chanteurs italiens et non italiens l’utilisant.

C’est en outre ce qui permet à un conférencier, un orateur quelconque, un avocat par exemple, de parler sans se fatiguer et faire en sorte que sa voix porte dans un amphithéâtre et s’impose dans un prétoire.

Je l’ai retrouvée chez Giorgio Zancanaro et Bonaldo Giaotti au cours d’un repas auquel j’étais invité en 2007. Tout le restaurant profitait de ce que notre ami Giorgio disait !

Cette technique ne se retrouve plus aujourd’hui, même chez les meilleurs artistes faisant carrière actuellement.

Elle est propre à l’école TRADITIONNELLE italienne, et c’est pourquoi je dis plus bas que seul Placido Domingo l’utilise encore.

Je suis prêt à répondre à toutes questions venant de gens sérieux bien entendu, et à en faire la démonstration si vous venez me voir.

Précision importante qu’il fallait, je pense, apporter.

Ecoutons Veriano LUCCHETTI qui possède une technique parfaite sans oublier cette fameuse « Posizione alta ».

En cliquant ici :

www.youtube.com/watch

Le 5 décembre 2012

REUNION AMICALE

Bonjour à tous,

J’ai réuni samedi dernier, autour du pot de l’amitié, l’ensemble de mes élèves disponibles ce jour là, et les plus motivés, afin qu’ils puissent tous mieux se connaître mais surtout que chacun puisse s’exprimer sur les cours de chant que je leur donne.

Il faut savoir qu’une partie d’entre eux n’avaient jamais pris de cours avant de me rencontrer, mais plusieurs autres venaient d’horizons différents après avoir abandonné leurs précédents professeurs pour cause d’insatisfaction. Et quelle cause !

Chacun a pu s’exprimer, faire part de son expérience passée et comparer avec le présent.

J’ai voulu que l’entretien porte sur les trois parties qu’obligatoirement une bonne formation doit englober, à savoir :

1- la technique avec tout ce que ce terme comporte et qui est la première des choses à acquérir avant de prétendre chanter.

2- l’interprétation artistique des extraits d’opéra, à condition de posséder intelligence et culture.

3- le charisme, le « contact » avec le public, qu’il convient de posséder.

La technique :

C’est bien entendu ma spécialité, celle que je revendique comme étant mon point fort, sur laquelle j’ai bâti toute ma réputation depuis 2002, année du début des cours en question, en transmettant ce que j’ai reçu de mon propre Maestro.

A part les USA, il n’existe nulle part une école capable de former des chanteurs à la technique traditionnelle italienne qui a permis, au cours du XXème siècle à tant d’artistes italiens et étrangers à la péninsule, y compris venant de France, d’exprimer tout leur talent artistique. Et que j’ai eu, comme chacun sait, l’immense chance d’apprendre.

Basée sur la physiologie humaine, qu’il est indispensable de connaître et de respecter, elle comporte, dans l’ordre quand arrive un nouvel élève :

– Savoir déterminer, d’après son timbre, s’il est ténor, baryton ou basse, et pour une femme essentiellement soprano ou mezzo-soprano.

D’après son timbre naturel et non pas sa capacité à monter dans les aigus ou descendre bas dans le grave.

Pour preuve, un nouvel élève ténor qui a travaillé ailleurs comme basse !

Incroyable et pourtant vrai, mais c’est à moi que revient la tâche de réparer les dégâts ainsi occasionnés !

– Ensuite étudier et travailler la seule respiration qui convienne au chant d’opéra : la respiration diaphragmatique, on ne peut plus naturelle et physiologique, permettant le soutien de la voix, qui est celle que l’on utilise sans le savoir en dormant, et déjà à la naissance.

Voir la page de ce site qui lui est consacrée.

– Puis vient le moment du placement de la voix, au niveau du « point d’appui »,(voir la page correspondante), en avant, à l’aide exclusivement de vocalises, au début avec la voyelle « i », non pas « o » ni « ou », non pas davantage à l’aide d’airs d’opéra ou de mélodies, afin d’obtenir son développement et sa projection.

Et non pas, comme le disent certains professeurs : imaginer que la voix sort entre les 2 yeux, ou bien sur le sommet de la tête, ou encore plus fort au niveau des vertèbres lombaires !

Tout ceci m’a été rapporté par les élèves qui m’ont donné leur confiance.

Que d’inepties, synonyme d’ignorance grave et totale.

Car on parle de projection, pour remplir une salle de théâtre, et non pas de résonance, son qui reste sur place comme un caillou que l’on jette dans l’eau pour faire des ronds et qui s’affaiblit rapidement !

Les fameux résonateurs dont on nous rabat les oreilles n’existant pas. Où seraient-ils situés de toute manière, quand on examine un crâne humain : au niveau des sinus ? Si oui lesquels : maxillaires, frontaux, ethmoïdaux ?

De quoi donner au chanteur une migraine insupportable, voire des ruptures de vaisseaux, méfiez vous, vu les sons qui peuvent atteindre les 85 dB !

Car il ne faut pas confondre le crâne avec une enceinte acoustique !

Personne ne m’a encore dit qu’il était possible de chanter en stéréo, les sons sortant par les oreilles droite et gauche. Mais je ne désespère pas d’entendre cela un jour !

Qu’en pense notre ami Le Crâne ?

Dès lors il est aisé de comprendre que l’enseignement du chant, quand il s’agit de son apprentissage technique, ne s’invente pas. Il faut avoir été formé à cela et vouloir que la tradition se perpétue !

En Italie il existait jadis une seule méthode bien codifiée et structurée ; dans notre pays on trouve autant de méthodes que d’enseignants.

Mais même en Italie aujourd’hui ou ailleurs dans le monde, personne ne parle du rôle que jouent les nerfs desservant le larynx, nerfs pneumogastrique et récurrent.

Et personne n’enseigne « la posizione alta » qui donne justesse, attaques précises et relief à la voix, enthousiasme l’auditoire, libérant des endorphines.

En dix années d’enseignement et de contacts au niveau du monde entier j’ai pu m’apercevoir que j’étais le seul. Sans vantardise aucune !

C’est pour cela que je forme actuellement 2 personnes à l’enseignement.

Et le dernier encore en vie et en activité à utiliser tout cela est Placido Domingo !

Après tant d’autres, Pavarotti par exemple, dont le seul point fort, aux dires d’un directeur de théâtre du sud de la France, interviewé par Christian Hondelatte, présentateur de télévision, et juste après son décès, était son excellente diction. Rien de mieux à ses yeux. Quelle mauvaise foi !

Grand artiste que Placido Domingo, s’il en est ! Et d’une grande modestie comme tous les gens de valeur.

On lui reproche de ne pas avoir de contre-ut. Et alors ? C’est cette note qui fait que l’on est un artiste ? Allons donc !

Et que l’on ne me parle pas de voix mixte ou de fausset, ce qui couvre de ridicule le chanteur qui les utilise pour faire soi-disant des nuances, des diminués, chanter pianissimo, prétextant vouloir mettre du sentiment dans l’interprétation. Une note émise en demi teinte doit posséder la même richesse harmonique que fortissimo.

Encore faut-il avoir appris à le faire.

La voix de fausset n’a aucun timbre et n’est pas musicale. Pourquoi croyez vous que les grands pianistes ne jouent que sur des « Steinway » ou des « Bossendorfer » ? Je vous laisse le soin d’y réfléchir !

L’interprétation :

Pour pouvoir émettre de manière correcte et musicale toutes les notes écrites par un compositeur dans un aria, et plus encore pour être capable de bien interpréter, exprimer ce qu’il contient, il convient de pouvoir se jouer des difficultés présentes dans une partition. Donc posséder une bonne technique.

Ensuite, avoir acquis un bagage intellectuel et une culture générale du meilleur niveau qui soit, afin de ne pas chanter de manière inappropriée voire vulgaire.

Enfin et si possible détenir une élégance physique, être capable de se mouvoir sur scène avec classe !

Il est possible de faire de grands progrès en participant à des MasterClass d’interprétation pure auprès de grands chanteurs maintenant retraités.

Mais il est dommage que ces derniers désirent se mêler bien souvent de technique alors qu’ils n’ont pas reçu la formation pour ce faire.

Mais si les participants à une MasterClass possédaient une bonne technique, les choses seraient tout autre et les responsables ne seraient pas obligés de se mêler de ce qu’ils ne connaissent pas ou peu.

J’ai assisté il y a quelques années, en tant qu’auditeur, à une MasterClass donnée par un grand pianiste dont je ne me souviens plus le nom. Il y avait trois élèves et le thème était le 3ème concerto de Rachmaninoff.

Ils venaient pour apprendre à l’interpréter ; sur le plan technique on n’avait rien à leur enseigner. Ils étaient tous des virtuoses !

Ils ont appris beaucoup, croyez moi.

Afin de développer sa propre personnalité, il est paradoxalement indispensable de choisir un interprète que l’on préfère à d’autres pour un ouvrage donné, et chercher à s’imprégner de son talent.

Tous les grands artistes lyriques ont fait cela !

Le charisme :

Entrer sur scène avec tout ce qu’il faut, avant de chanter bien entendu, pour obtenir du public qu’il soit comme conquis d’avance, je ne sais pas si cela peut s’apprendre.

On possède cette sorte de magnétisme de manière innée ou on ne l’a pas et ne l’aura jamais : c’est ce qui met l’auditoire dans de bonnes dispositions à votre égard avant même d’ouvrir la bouche.

Et si de surcroît on chante bien, alors on est un grand veinard !

Le tout s’appelle le TALENT, réservé à un petit nombre d’élus !

Merci de votre attention.

Roger Yaeche

Le 26 octobre 2012 :

Décadence, quand tu nous tiens !

La France est de nos jours, malheureusement, le pays de la décadence dans tous les domaines : politique, économique, artistique.

Dans ce dernier domaine, et en particulier celui du chant lyrique qui nous occupe ici, malgré de « belles » émissions télévisuelles comme « La France a un incroyable talent » (sic), ou bien « the voice » et d’autres encore destinées à endormir un public qui brille par son inculture.

Alors quelle est la solution en ce qui concerne le chant d’opéra ?

Il faut prendre le problème à la base et s’occuper en tout premier lieu de la formation des futurs chanteurs ; et qui dit formation dit enseignant.

Le problème n’est pas nouveau, et je pense qu’il est comme certaines formes gravissimes de cancer : incurable !

Quand on se prétend enseignant, il convient tout d’abord de posséder soi-même une saine technique, l’italienne qui a fait ses preuves depuis des décennies, ensuite avoir appris à l’enseigner aux autres et non pas se déclarer automatiquement professeur à l’issue d’une carrière même si elle a été fort élogieuse ; car il faut distinguer deux parties dans l’enseignement du chant, je l’ai déjà dit et répété :

1- former techniquement l’apprenti chanteur : c’est incontournable ! Il n’est pas possible de chanter un air d’opéra sans technique acquise par des semaines de vocalises en tous genres. Chanter en voix de fausset est une imposture !

2- lui inculquer, ou développer s’il le possède l’art de l’interprétation des arias et opéras.

C’est du bon sens que refusent de comprendre et admettre les professeurs d’aujourd’hui par bétise, orgueil.

« Mais moi c’est la technique italienne que j’enseigne » me disait il y a peu de temps un professeur habitant l’île de la Réunion.

Très bien lui ai-je répondu, mais quand et où l’avez-vous apprise ?

J’attends toujours qu’il me réponde………..!!!

Interviewée par le journal « L’express », voici ce qu’à répondu la soprano Renée FLEMING, je la cite :

Quel a été votre secret ?
— Je n’ai pas de secret, sinon la technique. Vocalement, j’ai eu de sérieux problèmes, et sans technique ma carrière aurait été finie.

Le 20 octobre 2012 :

Ce qui me ravit

Bonjour à tous,

Un projet qui me tient particulièrement à coeur va voir le jour.

Pour essentiellement des raisons climatiques, mais aussi vu un emploi du temps fort chargé, ce projet ne pourra se concrétiser avant le printemps prochain.

Il s’agit de la tenue d’une MasterClass de technique italienne de chant au Canada, chez nos cousins québécois, à la demande d’un groupe artistique de chanteurs fort intéressés de pouvoir améliorer leurs possibilités vocales.

J’ai accepté d’emblée car je suis infiniment heureux que la technique italienne traditionnelle trouve des adeptes dans le continent canadien de langue française, et je vis cet évènement à venir comme une consécration et la résultante des efforts que je mène depuis maintenant 10 années en faveur du « beau chant » et de la seule technique qui permette d’y parvenir.

Les plus grands ténors

Un grand spécialiste italien des voix, Mr Longardi, nomme les huit plus grands ténors qui utilisaient la technique traditionnelle italienne.

Il s’agit de : Caruso, Gigli, Martinelli, Pertile, Merli, Lauri-volpi, Mario del Monaco, Corelli. Bien d’autres l’ont utilisée, inutile de le répéter.

Je suis en complet accord avec lui.

Le dernier encore vivant qui l’utilise est Placido Domingo. Il faut vraiment l’avoir apprise et pratiquée pour la reconnaître chez un chanteur.

Le chant en France

Vaste question s’il en est ! Doit-on parler du chant DE France, du chant EN France, du chant français ?

Le chant de France existe bel et bien, grâce aux nombreux compositeurs de notre pays qui ont écrit des pages admirables, je pense notamment à Jules Massenet dont ce mois d’août voit arriver le 100ème anniversaire de sa disparition, sans oublier Gounod, St-Saens avec l’incomparable opéra « Samson et Dalila » etc.

Le chant en France, je veux parler du chant lyrique, d’opéra, là c’est une autre histoire ! Un de mes anciens amis, aujourdhui disparu, disait je cite : « La France n’a aucun intérêt dans l’opéra ».

Il est vrai que seule la musique dite de variété trouve grâce ici-bas aux yeux de la majorité du public, des médias, alors que dans tous les autres pays il en existe pour tous les goûts.

Reste le chant français. Je crois qu’il ne s’est jamais aussi mal porté que de nos jours. Si l’on veut parler des compositeurs français il est admirable, mais si on se place au niveau des interprêtes c’est la nullité qui l’emporte sur les quelques uns qui chantent bien. L’interprétation n’est pas toujours à la hauteur car, même les chanteurs qui aujourd’hui possèdent un grand talent artistique, manquent d’une saine technique pour pouvoir s’exprimer comme ils le souhaiteraient.

Il s’agit d’un problème récurrent et les choses ne sont pas prêtes de changer.

De l’Art, splendeur immortelle…

….doux rêves à peine entrevus !

Cette phrase qui inaugure un aria extrait de l’opéra « Benvenuto Cellini » est-elle toujours valable aujourd’hui ?

Ou comme le disait André Malraux : « L’Art est le plus court chemin de l’homme à l’homme. »

Au vu de ce qu’est devenu le monde aujourd’hui, qu’il me soit permis d’en douter !

Que ce soit dans toutes ses formes et ses expressions, en politique, en musique et notamment en chant, ainsi que dans tous autres domaines où quand on excelle il est autorisé de les assimiler à une forme d’Art.

Les vrais artistes le sont sans le dire, car cela se voit et s’entend, ceux qui sont obligés de le dire et de le clamer haut et fort n’en sont pas !

Pourquoi ?

Dans les années 1950, 60, 70, il existait entre les hommes une forme de considération, de politesse et de respect, même quand on n’était pas toujours d’accord sur tel ou tel point, tous signes d’une bonne éducation, voire même d’une éducation tout court.

Dans la politique de haut niveau, tous les coups sont permis et leurs auteurs prétendent vouloir diriger notre pays.

Dans le chant de haut niveau, puisque ce site est dédié à l’Art lyrique, les chanteurs sont encore et réellement des artistes.

Mais dans celui de bas niveau, celui des ratés, des jaloux, des aigris, ces gens là se croient tout permis : dénigrer, mentir, diffamer, provoquer, insulter, et j’en passe !

Qui n’a pas eu à subir, comme moi, l’attaque de ces voyous qui se déshonorent eux-mêmes, seuls, sans l’aide de personne ! C’est là leur unique courage !

Comment choisir un professeur de chant

Dans ce titre, le mot «choisir» n’est peut-être pas le plus approprié.

En effet, on ne choisit pas un professeur de chant comme une ménagère ferait, au supermarché, devant un étal de différentes variétés de fruits ou de légumes !

Il ne faut pas oublier que le partenariat entre professeur et élève est fait pour durer un temps relativement important jusqu’à la parfaite formation de l’élève, qu’il convient donc d’une part de ne pas se tromper, et d’autre part obliger l’élève à faire preuve de motivation, d’application, d’assiduité etc. afin de gagner la confiance de ce professeur.
C’est en quelque sorte un contrat qui oblige les deux parties.
Le professeur engage sa responsabilité devant un élève qui voudrait faire carrière plus tard, mais il ne pourra rien faire si son élève ne se montre pas à la hauteur de ce que l’on attend de lui.
Acceptons donc que ledit professeur ait aussi ses exigences !

Ceci étant dit, comment faire le choix ?

Le plus facile est d’aller vers celui dont la réputation n’est plus à faire, qui a su former une pléiade d’artistes jugés excellents, à condition que de nos jours il existe encore… !

L’autre manière, la plus fréquente, requiert à avoir au préalable une connaissance certaine des techniques des différents artistes, puis trouver le professeur qui vous enseignera la meilleure que vous aurez choisie.

C’est assez facile de nos jours avec les moyens médiatiques mis à notre disposition.

A mon avis, la seule technique qu’un élève devra retrouver chez le Maestro élu est l’italienne, celle qui a su former tant de célébrités au cours du siècle passé.
Nous verrons pourquoi dans le prochain chapitre.

Dès lors, le bon professeur sera celui qui a appris à chanter dans le temps et en premier lieu bien sûr, même s’il ne chante plus aujourd’hui, mais surtout celui qui aura appris à enseigner le chant, et ne se déclarera comme tel du jour au lendemain.
Il lui faudra, et ceci varie avec chaque élève, relever ses défauts et dire comment il convient de faire pour les supprimer et obtenir la bonne émission vocale, jusqu’à ce que la voix atteigne de manière homogène toute la tessiture correspondant à son genre de voix, avec toute la richesse harmonique et le brillant indispensables propres à tout instrument de musique, car le larynx sera devenu tel par le travail des vocalises.

Il faut savoir qu’un artiste célèbre ne sera pas forcément un bon pédagogue pour enseigner l’incontournable partie technique par laquelle il est indispensable de commencer avant de prétendre interpréter des airs d’opéra.

Le professeur devra aussi avoir dans son bagage un minimum de notions concernant l’anatomie et la physiologie du corps humain.
Ceci afin de pouvoir absolument les respecter, et d’être capable d’expliquer à l’élève le pourquoi des choses.

Création d’une association culturelle

Avec la collaboration d’élèves ainsi que d’amis tous passionnés par l’Art Lyrique et le Bel Canto, nous venons de créer une association intitulée : »Association Culturelle Italopera ».

Cette nouvelle entité juridique régie par la loi de 1901 nous permettra plus aisément de proposer des manifestations en rapport avec le chant d’opéra : conférences, stages, concerts etc, ainsi que la formation de chanteurs et d’enseignants, et tous échanges culturels avec diverses autres associations unies par un même idéal culturel artistique.

Tous les membres du bureau et du conseil d’administration vont devoir se mettre à l’ouvrage afin d’être à la hauteur de l’accueil chaleureux que la municipalité nous a réservé.

Nous devons nous souvenir…

Le 8 avril 1921, l’année même de la disparition de Enrico Caruso, naissait celui que l’on peut considérer comme son successeur ou un d’entre eux : le futur grand ténor Franco Corelli.

90 ans sont passés, aussi je crois utile et indispensable même de dire à tous les véritables amoureux de l’opéra combien grand est devenu cet artiste, à la voix unique et au coeur si généreux.

Voici un extrait de l’opéra Tosca, l’aria « E lucevan le stelle… » En cliquant ci-dessous :

youtu.be/yXdyBi5oAS

Et un autre air des plus célèbres, extrait de l’opéra « Le Cid » de Massenet : www.youtube.com/watch

C’est la technique italienne au service de l’opéra français. Magnifique de technique et d’interprétation, toute la classe, la culture et l’érudition de Franco Corelli au service de son Art !

Et une lettre venue d’Argentine le 9 avril 2011:

Caro Roger *
Me donne une grande joie!!!
savoir que Vous que est trés bien
Bienvenue!!!
est pour moi très réconfortant d´avoir
amis de ma chaîne comme vous*

Merci Beaucoup pour votre Belle Présence
et Beau Commentaire, je suis heureuse de savoir
que cet video-hommage au Grand Maestro FRANCO CORELLI
à eté de son goût , j´ai fait aussi une autre video hommage dans ma chaîne dedié a L´Arte dans toutes ses formes
que je l´envoie avec ses lignes

J’espère que les jeunes chateurs et
futures chanteurs d’opéra pouvons voir utiles
ces vidéos et qu´il seront aussi comme une guide par
cette jeune genération!!!
Reçois mon Salut d´Affection et Amitié!!!
Elba :-) )

Merci Elba et merci aussi à vous toutes et tous chers amis lointains…

Admirable !

Et tellement vrai : une fidèle correspondante habitant en Argentine m’a écrit avant les fêtes, et entre autres paroles me disait, je cite : « Son grand compatriote, l’inoubliable Maestro Georges THILL, a été un fervent défenseur de l’école italienne de chant classique d’Opéra »

Je ne peux qu’approuver, d’autant plus que notre grand ténor (1897-1984) a été formé par Fernando De Lucia en Italie, où il est resté de 1921 à 1923 !

Certains, toujours les mêmes, vous voyez de qui je veux parler, vous diront que De Lucia était tellement malade que la chose ne semble pas possible. J’ai des preuves formelles de ce que j’avance !

A noter qu’il en est de même de beaucoup de grands ténors français que l’on se plait, à juste raison, à citer sans cesse, et notamment
TONY PONCET (1918-1979), que j’ai personnellement connu quand il se produisait au Grand Théâtre de Bordeaux. Une voix remarquable formée en Italie. Pour preuve, je le cite, extrait d’une interview d’un journaliste de France-Soir, Alex Mattalia, interview obtenue en 1966 :( MERCI A CLAUDE LARRONDE POUR SON ARTICLE SUR INTERNET)

« Je regrette peut-être qu’il m’ait fallu aller en Italie, à Milan, étudier avec Narucci, le chef d’orchestre, pour bien placer ma voix, bien placer mes rôles. Il ya a des voix en France, mais l’école de chant française, c’est une catastrophe : que de voix perdues à cause de celà! Or il faut retrouver des voix, de belles grandes voix, des voix longues. Il le faut pour sauver le théâtre lyrique ».

Ecoutons Tony PONCET dans « Asile héréditaire » extrait de Guillaume Tell de Rossini. Un véritable exploit !

www.youtube.com/watch

(Il est très important, indispensable et honnête même, de citer ses sources quand on écrit publiquement quelque chose. Ce que je fais !)

Donc, quand certains individus citent ces artistes comme représentant le chant français, c’est totalement faux : ils ont seulement la nationalité française !

La technique italienne n’est pas l’apanage des seuls italiens. Bien des artistes du monde entier ont été formés de la sorte, ce qui leur a permis de faire une belle et longue carrière.

En France on a horreur des chanteurs qui ont de la voix, cette dernière, puissante et riche en harmoniques car bien en place, pour la seule et bonne raison que l’on ne sait pas les former. On fait donc pratiquement l’impasse sur tous les compositeurs du 19è et du 20è siècles, ou alors on les interprête n’importe comment !

Concert et Master-Class

Le 24 octobre dernier a eu lieu à Gigean, dans une superbe église consacrée désormais aux évènements artistiques, un concert avec choeurs et solistes.

Le groupe Italica et 2 de mes élèves ont reçu un formidable accueil, et une magnifique « standing ovation » leur a été réservé.

Aussi, deux chanteurs doivent venir, l’un en janvier et l’autre en février, chez moi, pour se perfectionner, et une Master-class va être organisée en début d’année.

Vous trouverez dans la page « évènements artistiques » photos et coupure de presse.

Un succès n’étant jamais seul, j’ai le plaisir de vous informer de la venue le temps d’un stage de plusieurs semaines d’une jeune élève en provenance d’Amérique du Sud le 16 février 2011.

Je suis vraiment très fier de la notoriété qui dépasse largement nos frontières et je suis, bien entendu, conscient de la grande responsabilité qui m’incombe, ainsi que du sérieux de la tâche que nous allons accomplir !

L’Enseignement du chant

Les pseudo professeurs de chant qui se déclarent comme tels parce qu’ils ont 3 notes ou plus dans leur voix se retrouvent sous diverses apparences tout à fait trompeuses.

Il faut surtout se méfier :

- des chanteurs qui, parce qu’ils savent interpréter une aria voire même un opéra entier, se croient capables et autorisés à placer la voix d’un élève débutant sans aucune formation en ce sens, se fondant uniquement sur leur réputation de chanteur.

- des enseignants qui justement n’ont aucune formation d’enseignants.

La France ne demandant pas de diplôme pour enseigner le chant d’opéra, je connais une choriste mise malheureusement au chômage qui s’est reconvertie du jour au lendemain en enseignante, aidée par son mari chauffeur de taxi. Je vous laisse juge du résultat.

- Il n’y a chez nous aucune méthode structurée sur laquelle se référer, chaque professeur utilisant sa propre méthode, il est donc impossible de trouver un enseignement valable.

- Se méfier des professeurs n’ayant aucune connaissance anatomique ni physiologique ou qui nient leur intérêt, ce qui leur aurait permis d’être aidés au respect indispensable de la nature humaine et surtout de sa physiologie.
Les enseignants ayant fait des études de médecine possèdent un plus évident, c’est incontestable.

- se méfier des individus sans classe, sans culture ni éducation, qui ne sont que de piètres chanteurs, qui prétendent néanmoins vouloir donner des cours de chant, qui de plus n’hésitent pas à se moquer des handicaps physiques des autres. Non seulement c’est bas mais tout bonnement ignoble !

- se méfier aussi des charlatans, provocateurs, et autres parasites qui se croient habilités à donner des conseils. J’en ai connu il y a 50 ans et j’en connais aussi de nos jours.

- se méfier de ceux qui essaient de « noyer le poisson » en vous inondant de considérations hors sujet, de digressions sans fin, pour paraître savants et masquer ainsi leur ignorance de l’enseignement du chant !

- se méfier des chanteurs qui prétendent enseigner par l’exemple en disant : voilà, faites comme moi !
Si j’étais leur élève je demanderais :
« Maitre, comment faut-il faire pour faire comme vous » ?

- se méfier de ceux qui détestent la technique italienne uniquement parce qu’ils ne la connaissent pas, mais s’empressent de prendre un nom de scène à consonnance italienne !

- ne pas accepter que l’on vous enseigne la voix de « fausset », ni la voix « mixte appuyée », ni la voix « dans le masque », totalement anti artistiques et musicalement contre nature. Vous seriez sifflés dans tout autre pays que la France !

Enseigner le chant :

L’enseignement du chant d’opéra comprend deux étapes :

1- une partie purement technique de formation et placement de la voix chez l’élève débutant.
2- une partie d’apprentissage du répertoire et de son interprétation.

I- La formation technique

Apprendre à chanter consiste pour le professeur comme pour l’élève à se référer à une méthode établie de longue date, ayant fait ses preuves dans le monde entier (sauf la France qui la refuse), structurée, naturelle, ne forçant pas la physiologie humaine et respectant les lois de l’acoustique en donnant des sons riches en harmoniques comme tout instrument de musique digne de ce nom.

Il n’y en a qu’une seule : la technique italienne, qui n’est pas enseignée qu’en Italie seulement, et qui mieux est : la traditionnelle italienne.

Le corps entier participe à cette formation, depuis la respiration diaphragmatique qui développe la capacité vitale pulmonaire, jusqu’au cortex cervical, siège de l’intelligence, et au tronc cérébral d’où partent les commandes nerveuses à destinée du larynx et de son bon fonctionnement.

Encore une fois l’enseignement du chant s’apprend et le fait d’être chanteur soi-même ne donne pas le droit et surtout la capacité d’enseigner cette partie technique.

Qui plus est, quand on est très mauvais chanteur soi-même, prétendre former des élèves relève de la plus pure escroquerie !

Celà discrédite à jamais tous les escrocs qui n’ont rien fait et ne savent pas quoi faire de leur misérable vie.

Les plus grands professeurs : Melocchi, Campogagliani, Castellano, et d’autres bien sûr, n’ont jamais fait carrière ou du moins tenté de le faire, ce qui ne les empêche pas, comme je le fais moi-même, de montrer vocalement ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

Et aussi et surtout savoir corriger les défauts des élèves, jusqu’à ce qu’ils ressentent comment ils ont pratiqué quand je leur dis que c’est bien, comparé à ce qu’ils ressentaient auparavant.

Je possède un enregistrement de 5 leçons données par Melocchi qui le prouve.

Tout comme l’apprentissage de n’importe quel instrument, l’éducation du larynx, le placement de la voix, ne se feront que par la répétition d’exercices vocaux sous le contrôle du professeur.

Et le temps qu’il faudra jusqu’à l’obtention d’une voix homogène et riche en harmoniques sur toute son étendue.

Si l’on désire faire carrière dans le chant d’opéra, ou simplement bien chanter dans des concerts occasionnels, il faut prendre son mal en patience et « supporter » le travail des vocalises.
Une grande célébrité, l’ancien ténor Auréliano Pertile, aurait travaillé 7 années sa voix qui au tout début n’était pas très harmonieuse.

L’apprentissage des morceaux et du répertoire n’intervenant qu’après, mais alors avec des possibilités techniques à la hauteur des difficultés se trouvant dans ces ouvrages.

Je vous renvoie donc aux différentes pages de ce site ainsi qu’à mon livre pour plus de détails.
Vous pouvez aussi me demander des conseils par courriels, bien entendu je me ferai une joie de vous répondre si votre demande est sérieuse et fondée.

II- L’apprentissage du répertoire et l’interprétation.

Une fois cette partie technique bien acquise ainsi que tous les réflexes correspondants, le long temps passé en vocalises sera fortement amenuisé car la mise en voix des airs d’opéra se fera en un minimum de temps.

L’impression qu’ont à tort certains élèves de perdre trop de temps en vocalises, se dissipera quand ils verront à quelle vitesse la mise en voix du répertoire s’effectue.

Sans compter l’immense plaisir que l’on ressent à l’écoute de sa voix à ce moment là.

Le Maestro qui vous a formé techniquement peut assurer la mise en place du répertoire.

Cependant le moment viendra où il sera bon de prendre les conseils d’un grand chanteur ou ancien chanteur, italien de préférence pour ne pas remettre en cause la partie technique acquise.

Bien que nous ayons de nos jours, grâce à internet et à la télévision, des moyens qui n’existaient pas de mon temps, il est fortement recommandé de prendre des cours d’interprétation auprès de ces grands artistes, ainsi que de se « frotter » à quelques concours.

Il sera bon aussi de « rôder » son répertoire en donnant quelques concerts sur des scènes secondaires, ou de plein air comme en Italie, afin d’acquérir une expérience et une assurance qui plairont, croyez le, aux directeurs de théâtres susceptibles de vous engager. Mario del Monaco s’est « rodé » à San-Gemignano en Toscane à ses débuts.
A condition bien sûr qu’aucune « magouille » ne vienne fausser les cartes !

Merci à vous tous et toutes et bon courage dans votre formation lyrique.

Dr Roger Yaeche

J’ai entendu il y a peu de temps, un ténor que je considère comme aigri dire, je cite :

« Quelle est cette technique italienne que tout le monde cherche mais personne ne trouve ? »

A cette reflexion imbécile je lui dis que le monde entier connait son existence, sauf lui qui fait semblant de la nier !

La voici ci-dessous :

Ou encore :

http://www.youtube.com/v/pRHMJbQnWBc&hl=fr&fs=1& »><param

Je profite de la présentation de ces 2 vidéos pour dire qu’un des secrets de la technique ancestrale italienne, qui n’est absolument plus enseignée aujourd’hui, est ce que je nommerai : LA POSIZIONE ALTA.

C’est une manière d’émettre les sons qui ne s’apprend qu’avec la pratique avec un professeur qui l’a apprise lui-même et l’enseigne à son tour.

Je n’en dirai pas plus : il faut la ressentir en soi, c’est comme le vernis surajouté à un meuble par ailleurs parfait de construction.

Elle donne un relief exceptionnel à la voix, une justesse parfaite, une ligne de chant incomparable.

Je sais que je suis un des derniers à l’enseigner de nos jours.

LUIS MARIANO

Vous trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous une attestation provenant de Paule Guearti, la fille de mon Maestro, prouvant que Luis Mariano a bien étudié le chant avec C. Guearti

file_20100207060233_Attestation_Paule_Guearti_sur_Mariano.jpg

Placido Domingo et ‘Simon Boccanegra’

Le 6 février 2010 était interprété au « Met » de New-York cet opéra de Verdi, un des plus beaux qui soit, avec Placido Domingo dans le rôle principal.

J’ai beaucoup d’admiration et de respect pour cet admirable artiste, par ailleurs grand tragédien s’il en est, qui s’est mis dans l’idée de chanter des rôles de baryton pour terminer sa splendide carrière compte tenu de l’ampleur de sa voix.
J’ai été fort agréablement surpris par le résultat, et comme le dit un critique musical : c’est bluffant !

Cependant on se rend très bien compte que par moment le timbre est celui d’un ténor, et s’il était au début de sa carrière je dirais qu’il a été mal classé par son professeur, comme on le voit si souvent hélas !

Bien entendu, l’ampleur n’est pas celle d’un vrai baryton verdien, et il m’a paru être fatigué à la fin de l’opéra, à force de vouloir « grossir » et « arrondir » sa voix pour paraître être réellement baryton

Mais une fois de plus Placido Domingo m’a enthousiasmé.

Quel grand tragédien !

Je lui dit Bravo et Merci pour tout ce qu’il a apporté à l’Art Lyrique.

PS : Son problème de santé semble être totalement et heureusement résolu.

Journée mondiale de la voix Avril 2010

Merci de bien vouloir vous rendre sur la page « EVENEMENTS ARTISTIQUES ET MUSICAUX » pour un commentaire concernant cette journée de très haut niveau intellectuel et artistique.