Archives de l’auteur : Roger YAECHE

Scandaleux une fois de plus !

Bonjour à tous,

Je sais bien que cet article, ou même ceux qui l’ont précédé ne servira à rien, mais je ne puis m’empêcher de crier haut et fort ce qui suit.

Une de mes futures stagiaires, inscrite dans un conservatoire du bord de la méditerranée m’écrit ce qui suit :

- l’inscription pour des cours adulte, pour cette année m’a coûté 630 euros, soit le double de ceux qui habitent dans la ville. Moi je demeure à la campagne. Pourquoi, allez savoir !

- une augmentation de 20 % a eu lieu cette année.

- pour ce prix j’ai droit à 30 minutes de cours par semaine, hors petites et grandes vacances, qui se décomposent en 5 à 10 minutes de bla-bla, 10 à 15 minutes de vocalises, 5 à 10 minutes d’arias.

Faut-il faire un commentaire ? Non, je ne le crois pas, et garderai pour moi mon opinion. Merci !

Don CARLO à Valencia

Un retour aux sources, à Valence en Espagne, après une semaine de Master-Class donnée il y a quelques années, afin d’avoir la joie d’assister à l’opéra Don Carlo de Verdi à l’Opéra Reine Sophia le 12 décembre prochain, avec les artistes  prestigieux que sont Maria KATZAREVA, Violeta URMANA, et notre grand Placido DOMINGO.

Avec comme il se doit les décors, les costumes de l’époque, et le respect de l’unité de temps, de lieu et d’action.

Ci-dessous : l’Opéra de Valencia, puis l’affiche du Don Carlo de Verdi avec la distribution complète.

Mais auparavant écoutons Placido Domingo dans l’aria  célèbre « Per me Giunto » de Don Carlo. A 75 ans !

DON CARLO

Décès de Dmitri HVOROSTOVSKY

Bonjour,

La mort d’un homme, surtout de celui avec un coeur aussi « gros et généreux », est toujours une malédiction. Il existe tant de voyous sur cette planète, y compris dans ce monde sans pitié et en pleine décrépitude qu’est l’opéra, qui croient représenter l’Art Lyrique….

J’ai choisi ces 2 arias extraits de l’opéra Don Carlo de Verdi datant de 1989 à Cardiff, et non pas les derniers enregistrements. Affaire de goût…

Merci de partager, en écoutant cet excellent baryton, l’hommage que j’ai voulu lui rendre.

 

DH              165827004

D’un nouveau pays !

Après le Chili, le Japon, l’Italie, la Suisse, c’est maintenant une Suédoise qui est venue spécialement chez moi pour un stage de formation à la technique italienne traditionnelle de chant lyrique et d’opéra.

Elle s’appelle Olivia, jeune et jolie soprano de 20 et quelques années, que des soi-disant « professeurs » de chant avaient classé mezzo-soprano, et même contralto je crois.

Résultat : en « forçant » dans le registre grave pour avoir l’air d’une grosse mezzo, elle a hérité sur ses cordes vocales de 2 « kissing nodules« .

Sur mes conseils, presque une année de silence vocal complet a réussi à les faire disparaître, sans intervention chirurgicale. C’est une chance !

Elle appréhendait, ce qui est compréhensible, de retravailler sa voix dans le respect de la physiologie humaine cette fois ! Petit à petit la confiance est venue et les résultats aussi !

Je vous engage à lire ce qu’elle vient de m’écrire, recopié avec son accord sur mon « Livre d’Or« .

Cela prouve, s’il le fallait encore, la valeur de la technique italienne traditionnelle, quand on la connait comme moi sur le bout des doigts, et surtout appris à enseigner.

Sans prétention, sans snobisme …Des professionnels bien connus feraient bien d’en « prendre de la graine » comme on dit.

Teresa BERGANZA : un monde habité par le chant

Je viens de terminer la lecture du livre, au titre ci-dessus, écrit par Olivier Bellamy sur cette magnifique mezzo-soprano d’origine espagnole qui a fait une immense carrière bien méritée, personne ne pourra le contester ! Je vous engage à le lire, malgré quelques rares exagérations, et vous comprendrez beaucoup de choses sur comment conduire une carrière et une vie consacrée à l’Art Lyrique » !

« Les compositeurs sont mes Dieux, Mozart est mon Messie » disait elle. Elle adorait et respectait les chefs d’orchestre qui l’ont soutenue, aidée dans sa carrière, avec qui il convient de « faire corps », Claudio Abbado par exemple !

Mais je désire ici rester dans mon domaine, celui de la technique pure, en citant simplement quelques unes de ses paroles, démontrant ainsi à ceux qui pourraient encore en douter, que celle que j’enseigne EST LA BONNE. Incontestablement.

Par exemple, page 35 du livre :  » …j’ai beaucoup travaillé sur le voyelles, sur l’appui du « i ». Si vous vous contentez d’émettre une vocalise sur le « a » ou le « é », la voix va au fond de la gorge. Si vous vous appuyez sur le « i » en faisant « i-a » ou bien « i-é » le son sera au bord des lèvres » (au point d’appui). « Essayez vous verrez » disait-elle ! A condition de soutenir la voix, ça s’est moi qui le rajoute !

Page 36 : « Combien de jeunes chanteurs rencontrés en Master classes avaient été mal orientés : classées mezzo alors qu’elles étaient soprano lyriques ». Cela me donne raison, une fois de plus ! Car une voix se classe d’après sa couleur et non son étendue !

Page 43 : « J’aurais bien voulu chanter Verdi mais ma voix n’était pas faite pour ce répertoire ». Encore un propos plein de sagesse, car il faut adopter et rester dans un répertoire fait pour sa voix ! Surtout ne pas faire comme Anna Netrebko qui veut maintenant chanter les rôles de soprano dramatique non écrits pour son type de voix ! Je crois que son mari, très mauvais ténor, en est responsable !

Je ne vais pas ici recopier le contenu de ce livre, qu’une fois encore je vous engage vivement à lire. Simplement relater ce qui me tient à coeur, le problème des metteurs en scène, qu’avec raison Teresa Berganza ose aborder sans langue de bois. Je la cite encore :

Page 108 : « Par réaction à une fausse tradition, à des mises en scène de patronage, un nouveau courant est venu d’Allemagne et s’est malheureusement répandu en Europe : des Traviata à bicyclette, des Tosca en bikini ! Pour se faire un nom DES METTEURS EN SCENE ONT CALQUE LEURS OBSESSIONS SEXUELLES SUR DES CHEFS-D’OEUVRE. FIDELIO dans un camp de concentration, DON CARLOS dans un bordel ou une pissotière, ce n’est pas la vérité, c’est la mode ! Ces metteurs en scène on devrait les METTRE EN PRISON. Dénaturer un chef-d’oeuvre EST UN CRIME. Qu’ils cessent de polluer l’histoire de l’Art. Rabaisser Mozart à une simple histoire de coucherie, c’est de la PROFANATION. Parfois ces tristes sires, ces faux intellectuels, ces faux artistes ne se contentent pas de travestir La Joconde en Che Guevara, ils changent même la musique ! Je me souviens d’un Cosi fan tutte à Madrid où l’on avait remplacé le coeur « Bella vita militar » par « l’internatinale ».

J’arrêterai là cet éditorial afin de vous laisser découvrir ce que je ne relate pas. Le livre est excellent.

Merci à son auteur, et surtout Merci Madame BERGANZA.