Archives de l’auteur : Roger YAECHE

Un futur élève très motivé

Nous sommes au début du mois de Juin 2018. Parmi les nombreux messages, demandes de stage et autres rendez-vous, après avoir lu mon livre, ce jeune belge de 19 ans dont la 1ère leçon est fixée au mois d’août à venir, m’envoie le message suivant que je recopie très exactement :

Bonjour Monsieur Yaèche,

C’est incroyable !! Voilà une semaine que je fais les exercices de vocalise petit à petit qui se trouvent dans votre livre, et je vois déjà une grande différence lorsque je chante mes airs et ma prof aussi d’ailleurs. Je m’efforce de me préoccuper de mes sensations intérieures, au soutien, et au point d’appui et ma voix se projette comme jamais.

Ceci est déjà la preuve de l’efficacité de votre apprentissage que je vais déjà recevoir début août. C’est tout frais et tout nouveau et comme je n’ai encore pris aucun cours avec vous, je suis aux prémices de ce que je vais pouvoir faire. Mais aujourd’hui par exemple grâce aux exercices, lorsque je chantais mes airs je n’avais pas à me préoccuper de mon souffle et de mes notes aiguës, je devais simplement me concentrer sur la musicalité, sur mon intention, et sur ce que je raconte.

 Je suis donc très excité de vous rencontrer et d’avoir une première
leçon.
 
À bientôt ! 
 
Amicalement,
 
L. F.
Ce message, que je n’ai aucune raison de contester, prouve 3 choses :
1- La valeur de la technique italienne, basée sur le respect de la physiologie humaine et les lois de l’acoustique est incontestable, malgré ce que peuvent en dire ses « ennemis » qui ne la connaissent pas et surtout ne veulent pas l’apprendre de peur de « se croire sans doute stupidement déshonorés » !
2- Il existe encore des élèves intelligents et doués qui résistent à l’intoxication générale des instances actuelles.
3- Son professeur, qui est une femme que je salue ici fort respectueusement, sort du lot de ses confrères. Ces derniers ne se doutent pas que nous allons vers la disparition de l’opéra. Il devient absolument nécessaire de se rencontrer, Madame !

Informations et admiration

Bonjour à tous et toutes,

Tel est le titre de la lettre reçue le 30 avril 2018 d’un jeune homme de 19 ans habitant la ville de Liège en Belgique.

Je cite :

« Je m’appelle L. F. j’ai 19 ans, je suis inscrit en première année au conservatoire de Liège en Belgique, en chant lyrique.

Cela fait un moment que je cherche en vain une technique vocale qui me permettrait de rendre tout mon apprentissage UN PEU MOINS FLOU.

Je suis donc tombé sur votre site que j’ai lu et qui m’a procuré beaucoup de plaisir et d’excitation.

Je souhaiterais savoir si vous prévoyez de faire encore des stages prochainement ? Et la façon de se procurer votre livre ? «   L.F.

Chose rare de nos jours, voici un jeune homme musicien et intelligent, qui ne se laisse pas intoxiquer par les mensonges édités dans les conservatoires, et dont les cours ne servent strictement à rien en matière d’apprentissage du chant lyrique.

Il me dit par ailleurs vouloir faire de l’Art Lyrique son métier. La première des choses est qu’il apprenne une technique qui lui serve au moins 30 années sans aucun souci de santé, lui permettant aussi de chanter en pleine voix sonore sans jamais « pousser, » les sons émis avec la plus grande facilité étant très riches en harmoniques.

Après avoir acheté mon livre, nous avons convenu de nous revoir au cours d’un stage au mois d’août prochain.

Je tiens d’ores et déjà à le féliciter pour ne pas s’être laissé embobiner par les propos mensongers des dits établissements où soi-disant on apprendrait à chanter !

Entendez la différence SVP

Bonjour à tous,

Je voudrais par cette comparaison, vous faire entendre la différence de placement de la voix selon la technique utilisée.

Il s’agit de 2 excellents ténors, le premier sévissant actuellement sur les plus grandes scènes lyriques, le second, fort connu, n’ayant plus rien à démontrer tellement c’est parfait.

Je ne parle pas de l’interprétation qui reste une question de goûts, tous étant dans la nature.

Je veux simplement attirer votre attention sur le point de technique suivant :

- dans la première vidéo la voix est placée légèrement « en arrière », mais suffisamment pour que son brillant dans les aigus ait disparu, comme la voix pourrait être si l’artiste avait 75 ans. Manque de timbre, attaque des sons imprécise sans suffisamment d’apnée et de pression d’air.

- dans la deuxième vidéo la voix est bien en avant au point d’appui, le soutien est parfait, et le brillant des aigus s’entend dans toute sa beauté. Avantage donc à la technique traditionnelle italienne que personne plus n’enseigne de nos jours ! Sauf votre serviteur !!!

- dans la troisième vidéo nous retrouvons la technique utilisée dans la deuxième, la traditionnelle italienne !

Le brillant est le propre du ténor dans le registre aigu.

La voix est telle qu’elle a été placée au moment de l’apprentissage, de la formation du chanteur, et dépend donc de la technique utilisée pas le professeur.

Merci de me donner votre avis.

A mourir de rire !

Il faut bien s’amuser un peu, sans porter préjudice à quiconque.

Oui c’est à mourir de rire, dans la mesure où ce n’est pas plutôt triste à pleurer.

Je reçois en stage beaucoup de chanteurs qui viennent pour une audition, ayant l’impression après avoir lu le contenu de mon site, que leur professeur se moque d’eux et font preuve d’une ignorance totale de leur métier. La plupart deviennent mes élèves, soit pour placer leur voix et la développer, soir pour la « réparer » après avoir été victime de nodules et polypes, repartant ainsi de manière salutaire d’un nouveau pied.

J’ai noté entre autres, je cite :

- « …je chante depuis 5 ans avec une « excellente » enseignante en tant que « soprano légère…« !

Après l’avoir écoutée je la classe MEZZO-SOPRANO sans aucune erreur possible. Très douée musicalement elle progresse très rapidement, et elle est ravie !

- Une autre dame me donne les caractéristiques de sa voix. Je la cite simplement :

Ambitus : Si2-la5.

Tessiture : Mi3-Mi5.

Registre : Poitrine : Jusqu’à Mi4. Mixte : de Fa4 à Sol 4 (2 notes). De tête : de La4 à Do5. Supérieur : de Ré5 à Fa5 (=pas beau). Sifflet : de Sol5 à La5 (= cris).

Si vous y comprenez quelque chose vous me le dites. Pour moi c’est de l’hébreu !

- Une autre dame me raconte son apprentissage de la respiration. Je la cite : « ma prof. me dit que pour bien respirer dans le but de chanter, il faut faire comme si vous « poussiez » assise sur la cuvette des WC ».

Mon Dieu !

J’arrête là l’énumération car je ne ris plus du tout !!!!

Pour nous consoler, écoutons le jeune et grande basse russe, Alexander VINOGRADOV, dans un extrait de l’opéra de Verdi ERNANI :

 Ça y est, mes Amis : nous avons retrouvé le sourire et le plaisir d’avoir écouté un « monstre sacré » de technique et d’interprétation ! Tous les sons convergent au point d’appui et se projettent riches en timbre et avec du « mordant » (ce qui caractérise basses et barytons).

MERCI

Le 2 mars 2018 : Suite à l’écoute de ce superbe artiste, voici ce que viennent de me répondre 2 de mes élèves, je les cite :

- de Gwenola (de Bretagne) : « je suis enchantée, émerveillée par la beauté de cette voix. Une découverte, pour moi, fort enrichissante » !

- de Timothée (de Genève) : « Un grand merci Roger pour cette découverte… Continue à prodiguer tes conseils et enseigner cette superbe technique. Tu es le dernier rempart contre le nivellement par le bas » !

 

Grandeur et puis…….

Bonjour chers Amis,

Hier samedi 2 février, j’ai regardé à la télévision l’émission de Patrick Sébastien intitulée « Le Grand Cabaret » car je suis en admiration devant les artistes de haut niveau qu’il présente.

C’est ainsi que j’ai eu la grande surprise, teintée il est vrai de tristesse, de constater que notre ancienne soprano nationale, je ne citerai pas son nom, figurait parmi les invités.

J’ai alors posé la question suivante à tout mon entourage : Pensez-vous qu’une artiste lyrique de renommée internationale ait pu, de son plein gré, décider d’arrêter sa carrière lyrique pour se tourner vers la variété ? Est-ce qu’il serait venu à l’esprit de la grande soprano Renata Tebaldi ou de l’excellent ténor Mario del Monaco (ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres) d’agir de la sorte ?

Leur réponse fut unanime : NON ! 

On a vu ce qui est arrivé à Mario Lanza dont le contrat qui le liait à la WARNER lui interdisait de chanter sur scène de l’opéra : il en est mort ! C’est aussi, avec les larmes aux yeux, que j’ai pu voir notre soprano accueillir il y a peu, seule le micro à la main et en tête à tête, le non moins grand, l’immense Placido Domingo en plein milieu du Théâtre des Chorégies d’Orange, lui qui se produit encore avec talent, je viens de l’entendre à Valencia en Espagne, à l’âge de 76 ans ?

Retransmis par les cinémas Gaumont, en direct du Metropolitan Opera de New-York, où elle interprétait, si j’ai bonne mémoire, le rôle de Lucia de Lammermoor de l’opéra éponyme de Donizetti, interviewée à l’entracte elle n’a pas manqué de dire qu’elle n’en pouvait plus……

Bien qu’ayant été formée avec une technique déplorable, seule cause de ses déboires, c’était une grande artiste lyrique sur le plan de l’interprétation, qui préparait très soigneusement et avec beaucoup d’application et d’intelligence les rôles qu’elle incarnait. Malheureusement on ne peut pas et on ne doit pas forcer sa voix, ne pas tenir compte de la physiologie humaine qu’il faut connaître à fond quand on se prétend « professeur de chant », ce qui amène inexorablement à ce que nous constatons : nodules, polypes et autre laryngite ! Je n’arrête pas de le dire et le répéter !

Je l’ai connue à ses débuts, j’ai discuté en vain avec un ami formé avec le même professeur, je lui ai écrit mais elle n’a pas daigné me répondre, disant même qu’en France il n’y avait aucun enseignement valable, que son professeur était à New-York…!

Pas terrible, apparemment, le prof américain…!!!!!

Et voilà : aujourd’hui grâce à ses relations, grâce à son courage, elle travaille avec Michel Legrand : elle réussira dans la variété aménagée pour elle, c’est loin d’être déshonorant !

Mais je suis certain qu’au fond d’elle-même ce n’était pas le but dans sa vie ! Ah : si elle m’avait écouté !