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Orientation utile de ma pratique d’enseignant du chant d’opéra

Bonjour à tous nos Amis,

Certainement motivés par la formation que j’ai reçue, il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive des demandes d’audition, de conseils concernant la technique italienne de chant, de la part de jeunes et de moins jeunes passionnés d’opéra et déçus par leur pseudo formation obtenue  jusqu’à ce jour, sans compter celles et ceux victimes de graves désordres vocaux qui s’en plaignent, me demandent de venir à leur secours pour savoir s’il est possible de les guérir et les aider en ce sens.

Je rappelle que ma formation de médecin, complétée par un diplôme d’enseignement supérieur de médecine générale et un autre de gériatrie, venant s’ajouter aux 10 années de formation quotidienne au chant d’opéra et à son enseignement, tout cela me qualifie pleinement pour répondre positivement aux demandes ainsi reçues. Car qui plus est, je n’ai jamais cessé d’être « plongé » dans le bain du chant lyrique et d’opéra tout au long des années de ma pratique médicale.

J’ai donc décidé de me consacrer désormais à 3 postes essentiels, à savoir :

- un volant de conseiller d’orientation afin de dire franchement à la personne en face de moi si elle possède ou pas l’étoffe indispensable pour devenir professionnel, indépendamment de toute technique de chant.

- un volant enseignement de la seule technique valable pour chanter 30 à 35 ans avec aisance et sans crainte de voir apparaître des quelconques désordres vocaux mettant leur carrière en péril !

- enfin un volant thérapeutique afin de guérir, si cela n’est pas trop tard, les larynx endommagés.

Je ne crois pas qu’il existe beaucoup de professeurs de chant ayant la même carte de visite que la mienne.

Merci à tous.

Ci-dessous merci d’écouter le ténor qui m’a mis personnellement le pied à l’étrier : MARIO LANZA (1921-1958), décédé à l’âge de 38 ans !!!
C’est celui qui incarne parfaitement la technique traditionnelle italienne de chant, sa voix étant pour les élèves très didactique, très démonstrative, notamment en ce qui concerne la « posizione alta ».

     

Angelo LOFORESE

Bonjour,

Je voudrais aujourd’hui attirer votre attention sur ce ténor, né à Milan en 1920, toujours présent parmi nous, âgé de 96 ans !

C’est un excellent ténor et, comme vous le verrez dans les vidéos ci-dessous, il chante encore à 92 ans, grâce à la technique italienne traditionnelle qui est celle qui l’a accompagné durant toute sa carrière.

Vu son âge, vu sa raideur arthrosique, ce n’est pas parfait bien entendu, et pas toujours très au ton.

Mais sans cette technique, il est bien évident qu’il ne pourrait pas faire ce que je considère comme un exploit !

Un exploit, oui, du au soutien de la voix, la « Posizione Alta » qui donnent le brillant à la voix, et  à la respiration diaphragmatique, trois des points fondamentaux de notre technique de chant. Bien entendu, il a du mal à se redresser, même à ouvrir la bouche, mais regardez bien quand il chante et prépare une note aigüe, au niveau de la ceinture de son pantalon, vous constaterez la rentrée abdominale qui compense le mal qu’il a à se redresser !

Bien entendu, à cause de sa raideur rachidienne, le soutien diaphragmatique est limité au jeu des muscles abdominaux. Le timbre est aux 3/4 perdu vu son âge, mais la beauté du chant est toujours présente grâce à la Posizione Alta, la dernière qualité qui lui reste à 100% et qui lui permet de chanter jusqu’au contre-ut. Totalement oublié, perdu de nos jours, je reste le seul à l’enseigner encore.

Ci-dessous, écoutons la fin du célèbre « Nessun dorma« , extrait de l’opéra Turandot, au cours d’une répétition à Tokyo le lendemain de son arrivée au Japon :

Puis, extrait de l’opéra « La Bohème » de Puccini, le duo d’amour de la fin du 1er acte. Extrait plein d’humour qui plus est :

J’espère que ce moment restera comme un sourire dans votre esprit, et confortera le fait qu’il n’existe qu’une seule technique pour chanter, bien et longtemps l’opéra : la technique traditionnelle italienne !

Encore une fois, je suis à la recherche d’enseignants désirant la connaître et l’enseigner également.

N’est-ce pas une bonne idée, afin de sauver l’opéra en permettant aux artistes de s’exprimer en pleine musicalité, avec facilité face aux difficultés de la partition, en toute sérénité toute leur vie durant ?

Merci, Angelo Loforese, pour cette splendide leçon de vie !

Une belle leçon de chant !

Merci, les amis, d’écouter attentivement, le duo extrait de l’opéra Aida de Verdi, scène du tombeau, enregistré en 1926, en plein âge d’or de l’opéra.

Interprété de manière sublime par Giovanni Martinelli et Rosa Ponselle. La meilleure interprétation que je connaisse, dépassant celle de Mario del Monaco et Renata Tebaldi, que pourtant j’apprécie énormément. C’est la véritable technique italienne, celle de mon propre Maestro Clemente Guearti que je retrouve ici et que j’enseigne moi-même, à savoir placement de la voix au point d’appui, « posizione alta », contrôle du souffle, la précision et le contrôle absolu de l’émission vocale avec tout le brillant du registre aigu, la puissance du médium et la « largeur » des graves. De plus le tempo, lent, témoigne aussi du contrôle vocal, avec des notes émises fortissimo, d’autres diminuées jusqu’au pianissimo sans aucune perte de la place de la voix, des attaques en demi-teinte, de la richesse harmonique du timbre, de la parfaite ligne de chant. Ici pas de falsetto, pas de « voix mixte » et autres stupidités vocales que l’on enseigne de nos jours car on ne sait pas faire autrement.

Tout cela rend cette interprétation à mes yeux sublime ! C’est comme cela qu’il faut chanter !